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Deuil qui n'avance plus : reconnaître les 5 blocages

par Valérie Vanden Bulcke·publié le 15 juillet 2026·mis à jour le 15 juillet 2026·lecture 3 min

Un deuil qui n’avance plus n’est ni rare, ni une faiblesse : il est retenu quelque part. Le nommer, c’est déjà le localiser. Voici les cinq blocages que je rencontre le plus souvent à l’atelier, décrits avec des mots simples, pour vous aider à repérer où vous en êtes vraiment.

Chaque deuil avance à son rythme

Avant toute chose : il n’y a pas de « bon » délai. Le calendrier des autres n’est pas le vôtre, et il n’y a pas de hiérarchie des pertes. Un conjoint, un enfant, un parent, un ami proche, une grossesse : chaque perte compte, et chaque deuil a son propre rythme.

Mais parfois, le temps passe et rien ne bouge. On fonctionne, on tient debout pour tout le monde, et à l’intérieur quelque chose reste immobile. C’est là que mettre un mot sur ce qui retient peut devenir un premier pas.

Le deuil qui semble gelé

Plus rien ne bouge : vous fonctionnez, mais vous ne ressentez plus grand-chose. Ce n’est pas une faiblesse, c’est un mécanisme de protection qui s’est refermé trop bien. Quand la douleur est trop grande, quelque chose en vous met le ressenti à l’abri, derrière une vitre. Et la parole, souvent, n’y change rien : ce n’est pas par les mots que cela se remet en mouvement.

Le deuil empêché

Il n’a jamais eu la place d’exister. Il a fallu tenir, s’occuper des autres, continuer. La peine attend son tour, parfois depuis des années. Ce blocage est fréquent chez celles et ceux qui portent tout le monde : la vie s’est réorganisée, mais le deuil, lui, n’a pas avancé.

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Le deuil sans adieu

Il reste suspendu à ce qui n’a pas pu être dit ou vécu : un départ brutal, des mots restés en suspens, un au revoir qui n’a pas eu lieu. Il ne manque pas une explication de plus. Il manque un geste de séparation.

Le deuil coupable

Il tourne autour de ce qu’on aurait dû faire, dire ou voir. « J’aurais dû », « si j’avais su ». La culpabilité occupe toute la place que la peine n’arrive pas à prendre. C’est une matière lourde, et elle ne s’efface pas sur commande : elle se travaille, jusqu’à devenir une forme qu’on peut poser devant soi et regarder en face.

Le deuil qui déborde

Il envahit tout : le sommeil, le travail, les liens. Sans prévenir, tout remonte : une date, une chanson, une odeur. Ce n’est pas un excès de sensibilité. C’est une peine qui n’a pas encore trouvé de forme, ni de destinataire.

Nommer, puis remettre en mouvement

Reconnaître son blocage ne le dissout pas, mais cela change déjà quelque chose : ce qui est nommé cesse, doucement, d’être partout. C’est le premier mouvement de la méthode La Trace : Localiser. Les quatre suivants (Recueillir, Traverser, Transformer, Transmettre) remettent le deuil en mouvement par la création, sans qu’aucun talent ne soit requis.

Si vous vous reconnaissez dans une de ces descriptions, vous pouvez en parler simplement : réserver un appel de 15 minutes avec Valérie, gratuit et sans engagement. Si ce n’est pas votre chemin, elle vous le dira.

Un mot encore : si ce que vous traversez demande un suivi médical ou psychologique, il passe d’abord. Revivance accompagne par la création et ne remplace jamais ce suivi.

« La création a été ma boussole lors des traversées les plus sombres. C’est le contact avec la matière qui m’a permis de rester debout, et de transformer l’absence en une présence nouvelle. »

Signature manuscrite de Valérie Vanden Bulcke

valérie vanden bulcke · artiste plasticienne, fondatrice de revivance

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